Voyage en Corée du Sud… d’abord par les livres

Comme l’année précédente avec le Chili, on a cherché à s’immerger culturellement avant de partir. Voici les livres et DVDs que nous avons préféré :

 

Pour les enfants

Princesse Prout – Se-Jung Shin

C’est une histoire très amusante où une jeune-femme qui pète souvent et sans complexes décide de se retenir à partir du moment où elle épouse un prince… c’est un album sur l’acceptation de soi, ce qui est déjà plutôt intéressant mais les illustrations sont en plus vraiment tops, dans le style traditionnel coréen, on voit les beaux hanboks (l’habit traditionnel coréen), et on retrouve les belles couleurs de la décoration Chosun (principale dynastie de rois coréens).

A partir de 4-5 ans.

La maison d’édition Chan-Ok est spécialisée dans les albums d’auteurs coréens, on a testé que celui-là mais les autres ont l’air aussi super beaux.

 

La série de Jinju – Yeong-Hee Lim et Amélie Graux

La même maison d’édition propose une série autour de l’amitié de deux petites-filles, Jinju coréenne qui est venue vivre en France et Noémi qui est française. On a choisi les albums « J’aime pas la cantine » et « Ma soirée pyjama » qui nous permettaient d’aborder l’alimentation et le couchage au sol. Mon fils les a beaucoup aimé et nous aussi.

Les autres titres de cette série sont moins « exotiques » (Noël, Jinju a un amoureux, etc) mais ils sont peut-être tout aussi enrichissants d’un point de vue culturel. Les livres sont calibrés pour des enfants un peu plus jeunes (à partir de 3 ans) car l’histoire est vraiment très simple.

 

Je vous signale aussi ces trois titres qui sont de très bons albums même si je les ai trouvé moins « instructifs ».

Bonne nuit mon tout petit – Soon-Hee Jeong

(à partir de 2 ans)

Tigres à la queue-leu-leu – Moon-hee Kwoon

Je préviens, c’est un peu spécial (en gros un chien va enfiler des tigres sur une corde en se faisant avaler tout rond et en ressortant par leur derrière). En plus je crois qu’il est indisponible, je ne sais même pas comment mon frère l’a trouvé pour mon fils. A partir de 3 ans car bon l’histoire est vraiment simple (on voit quand même les maisons traditionnelles et le couchage au sol pour l’alibi culturel).

 

Dans les bois – Jae-Hong Kim

Conseillé par le libraire du Gang de la Clé à Molette qui est la librairie du Salon du Tourisme à Toulouse, c’est un très bel album (l’auteur est peintre) où en plus de l’histoire on peut s’amuser à chercher des animaux cachés dans la forêt (hop un livre 2 en 1). A partir de 4 ans.

 

Pour les adultes

Hiver à Sokcho de Elisa Shua Dusapin

(dont je vous ai parlé précédemment, en cliquant sur le lien y’a des extraits)

 


Nos jours heureux de Ji-Young Gong

Des trois romans sud-coréens que m’a offert mon frère, c’est celui que j’ai préféré mais aussi le plus difficile à conseiller. Déjà parce qu’en terme de « jours heureux » les cinquante premières pages sont tellement affreuses (un des personnages principaux est un condamné à mort qui raconte sa vie misérable qui l’a mené à commettre un meurtre) que j’ai eu besoin de poser le livre pour souffler cinq minutes et ensuite parce que l’autrice est clairement chrétienne et que si moi j’ai aimé globalement, j’ai trouvé certains passages « religieux » un peu lourds donc je pense que ça peut rebuter les lecteurs français lambdas (parce que il y a quand même beaucoup d’allusions à la grâce divine, à la miséricorde de Jésus, même si le personnage principal se dit agnostique et parle de ses doutes, c’est un récit de conversion). Mais c’est un très beau roman, qui se lit relativement facilement et qui met bien dans le bain de la vie séoulite.

Celui qui revient de Han Kang

Egalement offert par mon frère, l’avantage de ce roman est qu’il se passe à Gwangju, dans le sud de la Corée, et pas à Séoul. Ca permet de voir un peu mieux la vie dans une « petite » ville (1 million et demi d’habitants, tout est relatif en Corée du Sud). C’est un livre engagé qui raconte un épisode politique sanglant et qui fait aussi intervenir les fantômes des personnages massacrés. En ce sens, j’ai trouvé des similitudes avec les romans japonais que j’ai pu lire, donc c’était moins dépaysant que Nos Jours Heureux.

J’ai entendu d’excellentes critiques d’un autre livre de la même autrice, La Végétarienne, donc voilà je vous laisse ce conseil en bonus.

 


Corée du Sud : les larmes du miracle – Sébastien Falletti

Conseillé par le libraire du Gang de la Clé à Molette (si vous n’habitez pas à Marmande, vraiment allez les voir sur leur stand pendant le Salon du Tourisme à Toulouse)(bon je dis ça mais Ombres Blanches a une section Voyages absolument merveilleuse aussi hein), mon mari A DEVORE et relu un milliard de fois ce petit bouquin en le surlignant de partout. L’auteur s’intéresse donc à l’histoire du peuple coréen et ça nous a permis de comprendre beaucoup de choses que nous avions observées chez les sud-coréens émigrés que nous avons rencontrés. Puis une fois sur place, ça nous a été précieux également.

Il paraît que tous les livres de cette collection L’âme des peuples chez Nevicata sont aussi intéressants et réussis que celui-là, alors amis voyageurs n’hésitez pas.

 

En DVD

On a sélectionné 3 dessins animés à regarder avec notre fils. Yobi le renard à cinq queues était sympathique sans plus, un peu style Miazaki (protection de l’environnement, ville super industrialisée, forces fantastiques) en moins réussi. Couleur de Peau : Miel qui raconte donc l’histoire d’un sud-coréen adopté en France était intéressant mais a surtout lancé des discussions sur la question de l’adoption (mon fils a des cousins adoptés).

 

Au final Oseam est le dessin animé où nous avons appris le plus de choses sur la Corée en tant que tel, enfin surtout sur le bouddhisme coréen. L’histoire est adaptée d’une légende bouddhiste et ATTENTION ça finit mal (le petit garçon meurt), donc il faut aussi assurer la discussion sur la mort après (bon cela dit mon fils n’avait pas compris qu’il était mort car c’est présenté de manière très poétique). L’animation et est super belle et c’est une très bonne introduction au bouddhisme coréen et à l’architecture et l’organisation des temples.

 

PS : comme vous l’aurez remarqué à la lecture de cet article, les coréens ont trois noms. Un prénom composé et un nom de famille, en sachant que le nom « de famille » est originellement le nom du rang dans la société (encore un truc de cette fameuse dynastie Chosun). Les coréens mettent le nom de famille en premier mais j’ai choisi la présentation à la française avec le prénom en premier.

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