Le Royaume – Emmanuel Carrère

Deuxième lecture dans le cadre du 1% Rentrée Littéraire.

couverture le royaume

A un moment de ma vie, j’ai cru en Emmanuel Carrère. J’ai cru qu’il était un des meilleurs écrivains contemporains français. Cela a duré sept ans. C’est passé.

Comme vous le laisse supposer ce pastiche de la quatrième de couverture du Royaume, je n’ai pas aimé ce livre. Et pourtant je voulais l’aimer.

Vous pouvez lire la suite de ma critique chez les Cannibales Lecteurs pour une collaboration exceptionnelle (il y a généralement peu de livres de catéchisme à critiquer chez eux).

En gros je me suis trop souvent ennuyée en lisant ce livre. J’ai parcouru la dernière page avec soulagement. Enfin fini.

Le sujet est mal traité, je crois qu’Emmanuel Carrère est tout simplement un protestant qui s’ignore. Et qu’il faut qu’il s’inscrive de toute urgence en fac d’histoire car il fera, une fois formé, un historien épatant.
Un exemple (parmi tant d’autres) de ce qui m’a gênée dans ce livre.

On peut évidemment donner à ce rituel un sens symbolique et commémoratif. Jésus lui-même a dit : « Vous ferez cela en mémoire de moi ». C’est la version light de l’affaire, celle qui ne scandalise pas la raison. Mais le chrétien hard croit à la réalité de la transusbtantiation – puisque c’est ainsi que l’Eglise nomme ce phénomène surnaturel. Il croit à la présence réelle du Christ dans l’hostie.

Emmanuel Carrère aborde là une des différences fondamentales entre protestants et catholiques, la transubstantiation. Il l’explique de manière très claire (ouf tout n’est pas perdu). Malheureusement, pour une fois qu’il fait preuve d’un peu d’esprit, en séparant en chrétiens « light et hard », ça tombe à côté. Car un lecteur non averti ne comprend pas qu’il s’agit des protestants d’un côté et des catholiques de l’autre. Car la formulation « light » et « hard » fait preuve d’une invention poétique proche du néant.

Moi-même à la première lecture, j’ai pesté en me disant « mais enfin il ne peut pas dire « chrétien », hard ou pas, il faut dire « catholique » sinon on ne comprend rien ! ».

Bref un « effet de style » léger, raté et entraînant la confusion.

Tout le reste est à l’avenant.

Allez Emmanuel, c’est pas grave, on en reparlera en rigolant de ces 600 pages de néant, une fois qu’on aura récupérés nos corps glorieux (car non le corps n’est pas complètement méprisé par le christianisme).

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